Radio Numérique Terrestre : une entrave à la création ?

Dans le compte-rendu d’un atelier sur l’état des lieux et les solutions émergeant de l’adoption de la Radio Numérique Terrestre (RNT), organisé par la Confédération Nationale des Radios Associatives (CNRA), l’un des deux syndicats du tiers secteur avec la SNRL, on pouvait lire en guise de réponse des animateurs du débat à une radio associative toulousaine posant la question de l’intérêt de ce nouveau type de radiodiffusion : “Il n’y a donc aucun intérêt pour les utilisateurs à ce jour, mais on ira au numérique parce que le monde entier y va et que, comme pour la TNT, c’est juste une question de temps et d’adoption par le public”.1

Cette phrase résume assez bien l’état d’esprit qui prévaut depuis l’annonce de l’accélération des expérimentations grandeur nature de la RNT. Celle-ci est décrite comme un nouveau besoin créé pour le consommateur et non comme un progrès issu d’une réflexion globale2. Le consensus autour du passage, progressif mais définitif, à la radiodiffusion numérique semble procéder d’une logique de rouleau compresseur.

Des arguments (très) discutables

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Telle qu’elle existe, la diffusion analogique sur la bande FM est de bonne qualité. Elle permet une relative autonomie, et à moindre coût, pour les radios locales qui possèdent leur propre émetteur. En revanche, la diffusion du signal numérique implique l’usage d’autres parties du spectre électromagnétique et un changement complet du matériel de diffusion et de réception. Selon le forfait souscrit par la radio auprès d’un opérateur, la RNT proposera des taux de compression du signal sonore entre 64 kbps et 256 kbps, c’est-à-dire entre une très mauvaise qualité et une (relativement) bonne qualité. Le principe démocratique d’une qualité équivalente pour tous disparaît lors du passage à la RNT. La RNT, c’est un meilleur son pour tout le monde sauf pour ceux qui ne pourront pas se le payer.

Mais le vrai problème est que la bande FM est saturée dans les zones urbaines denses. Pour cela, la numérisation du signal offre la possibilité de multiplier les canaux sur une même bande de fréquences. Ainsi, de nouvelles radios, jusqu’alors restreintes à une diffusion internet, pourraient investir la RNT. Et des stations qui ne sont pas encore présentes sur l’ensemble du territoire étendraient leur influence géographique. Cet argument pour le pluralisme est l’atout principal des “pro-numériques”, comme l’a encore redit Rachid Ahrab, membre du CSA en charge du dossier de la RNT, sur le plateau de La tête au carré le 28 février 2012 sur France Inter3.

Cependant, il faut rappeler deux choses sur le contexte de l’entrée dans la vie politique de la RNT. Le 5 décembre 2007, Christine Albanel, alors Ministre de la Culture et des Communications, signait un accord sur la RNT et le choix de la norme T-DMB, très coûteuse (et aujourd’hui remplacée par le DAB+), entourée de la bienveillance des grands groupes industriels médiatiques : Radio France, mais aussi NRJ Group, Lagardère Active media, Next Radio TV et RTL4. Sous de tels auspices, il n’est pas difficile de croire que la venue au monde de ce nouveau modèle de diffusion ne va pas réellement contribuer au meilleur développement de la diversité de l’expression radiophonique, mais est un nouvel instrument de gestion industrielle du média. Enfin, pour l’État, la revente prévisible de la bande FM à des fins d’applications industrielles devrait rapporter gros ~ quelques 2 milliards d’euros pourraient par exemple être récoltés grâce à la cession des fréquences de la télé analogique.

Par la suite, le rouleau compresseur a connu des soubresauts. En juin 2009, le rapport Tessier demandé par le gouvernement français, dénonçait le coût trop élevé de la RNT au regard de ce que proposaient déjà d’autres réseaux de diffusion (IP, satellite)5. En mai 2011, David Kessler, en charge d’un rapport parlementaire cette fois, remettait lui aussi ses conclusions6. La nécessité de la RNT était largement remise en cause et le rapporteur proposait notamment de mettre en place un moratoire sur la question.

Le numérique totalitaire

Entre temps, le CSA avait lancé auprès des radios un appel à candidatures pour une demande de fréquence numérique. Même si certaines étaient méfiantes voire tout simplement opposées7, le risque de se voir supprimer la fréquence par le CSA à moyen terme a été plus fort et la grande majorité d’entre elles a ainsi répondu. Quelques groupes de radios locales ont créé des sociétés de multiplexage afin de travailler conjointement sur des solutions de diffusion numérique, comme par exemple le Groupement des Radios Associatives de la Métropole nantaise (GRAM) en Loire-Atlantique8. À ce jour, deux expérimentations ont abouti à des résultats significatifs : 90% du territoire couvert en Loire-Atlantique pour le GRAM.

Au mois de février 2012, une accélération s’est produite. Le CSA a décidé de lancer un appel à candidatures aux distributeurs de services pour la diffusion de multiplexes9. La machine semble maintenant définitivement en marche. On trouve facilement des récepteurs sur le marché et la grande majorité des radios associatives suit maitenant le mouvement. En février toujours, lors d’une réunion de la FRANC-MP (Fédération des Radio Associatives Non Commerciales de Midi-Pyrénées, délégation régionale du CNRA), une seule radio, Canal Sud, s’est déclarée opposée à la RNT.

Le progrès, mais toujours pas le bonheur10

30ways3.jpgAu-delà de la recherche d’un consensus où les seules discussions portent sur des questions techniques de mise en place, il serait peut-être salutaire de faire un pas de côté. Le débat technologique a tendance à occulter le vrai rôle des médias dans la construction de notre société, notamment celui des radios associatives locales qui rend le paysage radiophonique si spécifique, garantit la pluralité des opinions et l’accès démocratique aux médias.

Une professionnalisation forcée, une dépendance supplémentaire

En tout premier lieu, la remise en question de l’autonomie des radios locales en termes de diffusion est un vrai problème. Même si un regroupement comme le GRAM prouve qu’une solution existe pour un fort réseau de radios associatives dans une zone urbaine comme l’agglomération nantaise, elle est cependant impossible dans le cas de radios locales plus isolées qui n’auront pas la possibilité de créer une société de multiplexage indépendante avec sept autres radios aux intérêts proches (un multiplexeur regroupe huit canaux, donc huit radios). Elles seront alors contraintes de “se marier” avec des commerciales. Pour l’instant, les structures juridiques envisagées pour le multiplexage sont des SARL. À moyen terme, que vaudra la voix d’une radio associative gérée par des bénévoles face à des radios commerciales dans le conseil d’administration d’une société de multiplexage ? À plus long terme, ce nouveau système de diffusion n’empêchera-t-il pas les radios associatives locales de fonctionner majoritairement avec des bénévoles et sans ressources publicitaires ?

La bande FM en voie de privatisation

Pour la grande majorité des radios, la RNT impliquera le passage par un opérateur privé (VDL, Towercast, TDF). Créer une société de multiplexage est une première étape pour les radios qui négocient ensuite un contrat avec un des trois opérateurs privés. Chose étonnante, on a peu entendu de voix se lever contre la privatisation prévisible de la bande FM. Il n’est pas difficile d’imaginer ce scénario si l’on regarde du côté de la diffusion numérique de la télévision. L’événement historique que constitue la libération des ondes dont on a fêté les 30 ans en 2011, obtenue entre autres par la lutte d’un fort réseau de radios pirates, ne pèse pas bien lourd face à la poussée technologique. En Norvège, par exemple, la fin de la bande FM est programmée pour 201711. Pourtant, on le rappelle, la diffusion analogique est une technique facilement appropriable et représente un moyen d’émission de qualité peu onéreux.

Davantage d’argent public pour le privé

Diffuser en numérique va coûter cher. Les négociations sont en cours sur le financement du passage à la RNT par l’État via le Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (FSER). Cependant ce n’est pas sa fonction première. Créé en 1982, le FSER a pour objet de permettre aux radios associatives locales d’assurer leur mission de communication sociale de proximité12. Ce fonds est la principale rentrée financière des radios et représente 27 millions d’euros pour quelques 600 radios.

D’après un document du SNRL datant de 201113, il est prévu pour chaque radio une aide de 10.000 euros, 50% du solde des factures pour les années de double diffusion (FM et numérique) et 30% du solde des factures pour les années suivant l’extinction de la bande FM. Depuis 2010, les deux syndicats demandent au Ministère une augmentation du FSER de 2 millions d’euros pour financer le passage à la RNT. Ces sommes versées aux radios devraient ensuite tomber, pour une grande partie, dans la poche de groupes privés de diffusion. Le fait que TDF par exemple soit détenu à 56% par un fond de pension américain, Texas Pacific Group, et un autre anglo-saxon, Charterhouse Capital Partners, peut nous laisser songeur sur l’utilisation de l’argent public. En période de crise annoncée avec fracas, la situation semble un brin paradoxale. Quant aux solutions alternatives de financement de la RNT à l’instar de l’expérimentation du GRAM à Nantes, elles sont fortement dépendantes des subventions des collectivités locales et du bon vouloir des élus.

Pour payer la diffusion, économiser sur la production ?

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À côté de cela, toujours pas de traces dans les lignes budgétaires du FSER ou dans les 7 critères d’évaluation à remplir par les radios associatives, d’aides à la création sonore, à la production documentaire ou à la fiction qui sont des formes d’expression radiophonique14. L’essentiel de l’effort budgétaire semble aller à la diffusion et à la multiplication des supports (partages de programmes). Ce dernier point soulève un problème peu discuté au sein des radios associatives. Quelle place donne-t-on à la réflexion sur le contenu, à la recherche de nouvelles formes radiophoniques, au langage sonore qui est pourtant le propre de la radio ? À quoi sert un canal de diffusion “de pointe” si les moyens de créer les contenus sont limités et pas assez pensés ?

Il y a peu de radios associatives qui élaborent une réflexion autour de la forme même. La tendance à reproduire le formatage des mass-média est très forte et risque de l’être d’autant plus avec la RNT. Grâce à la multiplication des canaux et à une gestion automatisée permise par l’encodage numérique, la tentation de diffusion en décalé de mêmes programmes radiophoniques pourrait être grande pour certaines stations. Ce phénomène existe déjà en diffusion analogique où des groupes de radios implantent plusieurs antennes locales diffusant les mêmes programmes. L’EPRA (Échanges et Productions Radiophoniques), groupe d’intérêt public qui a mis en oeuvre une banque de programmes depuis 1992 regroupant 170 radios associatives, constitue une ressource sonore importante et représente une réelle incitation à la production de contenus élaborés. Avec un budget amputé de moitié entre 2010 et 2012, l’EPRA vit une très forte crise qui fragilise un peu plus l’ensemble du secteur15. L’ensemble de ces éléments amène à penser que la tendance politique générale est à l’affaiblissement du tissu radiophonique associatif.

La RNT, une entrave au développement des radios associatives

Les efforts consentis pour faire avancer la RNT vaudraient le coup d’être investis, pour une partie, dans les formes d’expressions radiophoniques. L’implantation d’une radio locale puise sa force dans sa capacité à relayer la parole des acteurs locaux à travers des moyens d’expression peu ou pas employés par les autres médias, offrant ainsi une diversité d’expérimentation, de création et d’innovation tant au niveau du contenu que de la forme. Aujourd’hui, il est impossible de répondre en quoi la RNT pourra être d’une quelconque utilité pour cela.

Benoît Bories avec la complicité d’Etienne Noiseau

1 CNRA : Atelier 5 : RNT, Premier bilan avec des exemples concrets (Nantes et Lyon). État des lieux.
2 “C’est maintenant la technique qui opère le choix ipso facto, sans rémission, sans discussion possible entre les moyens à utiliser… L’homme (ni le groupe) ne peut décider de suivre telle voie plutôt que la voie technique …. ou bien il décide d’user du moyen traditionnel ou personnel … et alors ses moyens ne sont pas efficaces, ils seront étouffés ou éliminés, ou bien il décide d’accepter la nécessité technique, il vaincra … soumis de façon irrémédiable à l’esclavage technique. il n’y a donc absolument aucune liberté de choix.” Jacques Ellul, Le système technicien (1977), éd. Calmann-Lévy, 1977, p. 245
3 Réécoute de l’émission. Retranscription des propos de Rachid Arhab.
4 Lire sur le site du Ministère de la Culture et de la Communication : Discours de Christine Albanel prononcé à l’occasion de la signature de l’arrêté technique fixant la norme de diffusion de la radio numérique.
5 Rapport de Marc Tessier Les perspectives du financement du projet de radio numérique terrestre.
6 Lire sur RadioActu : RNT – David Kessler livre ses premiers éléments de réflexion.
7 Lire sur Syntone : Les radios associatives au cœur de la numérisation du média, par Julie Heurtel.
8 Lire sur RadioActu : RNT – La Loire-Atlantique devient département pionnier de la radio numérique.
9 Lire sur RadioActu : CSA – Vers un déploiement de la radio numérique en bande L.
10 “On nous dit : Le bonheur c’est le progrès, faites un pas en avant. Et c’est le progrès… mais ce n’est jamais le bonheur. Alors si on faisait un pas de côté ?” Gébé, L’An 01.
11 Lire dans Le Soir : “La radio numérique, ça avance !”
12 Lire sur le site de la Direction générale des médias et des industries culturelles – Ministère de la culture et de la communication : Qu’est-ce que le FSER ?
13 SNRL : Les financements des radios associatives. Etat des lieux et perspectives.
14 Ces aides existent dans d’autres pays européens. C’est le cas notamment du FACR en Belgique (Fonds d’Aide à la Création Radiophonique). Cependant, ce même pays ne bénéficie pas d’un fonds équivalent au FSER pour aider au fonctionnement des radios associatives.
15 Lire sur Syntone : Crise de l’EPRA : Crise de la libre expression radiophonique, par Katia Scifo et Benoît Bories, puis lire sur Libération : Radio : les associatives en voie de désintégration

Illustrations: (cc) 30 ways to die of electrocutionElektroschutz in 132 Bildern, mises en ligne par bre pettis.

6 Réactions

  • masterkey dit :

    Bonjour Syntone,

    Votre analyse pointe justement nombre d’écueils dangereux pour les radios embarquées sur ce radeau numérique que sera la future RNT. Cependant, celui par lequel vous commencez me parait discutable (mais c’est le seul) : vous affirmez qu’avec des offres de débits commençant à 64 kbit/s, pour une radio n’ayant accès qu’à ce minimum, la qualité du son ne sera pas améliorée; vous qualifiez même ce qu’il y a à en attendre de « très mauvais », ce que je ne crois pas.

    En effet, si finalement la norme DAB+ l’emporte sur le T-DMB (ce que j’espère, pourquoi vouloir des images sur un flux radio ?!), l’algorithme d’encodage du son ne sera pas le Mpeg 1/2 layer III, mais une évolution de AAC, le HE-AAC v2. Or l’encodage du son suivant un tel procédé offre une meilleure qualité à 64 kbit/s que le mp3 à 128 kbit/s, format auquel (mp3 128 kbit/s) France Culture encode ses émissions en podcast, et pour lesquel chacun peut constater le gain de qualité par rapport à la captation herzienne. 

    De plus, ce format est enrichi de divers procédés, tels la stéréo paramétrique ou la reconstruction de bande spectrale, qui en améliorent le rendu pour de faibles débits. 

    Et dans tous les cas, il ne faut pas oublier un aspect important, qui est la fréquence l’échantillonnage du son proposé : il sera vraisemblablement de 44,1 ou 48 kHz, contre 32 kHz pour la radio FM diffusée en numérique. Donc un meilleur respect des aigüs surtout. D’ailleurs si on encode en mp3 un son échantillonné en 32 kHz, du 64bit/s n’est pas si mauvais.

    Si vous tenez aussi compte de la suppression des problèmes liés au bruit en modulation de fréquence, et la présence de plusieurs vrais canaux en DAB+ (et même en T-DMB) alors que la radio FM diffuse « seulement » un signal monophonique plus un signal différentiel en AM, il y a fort à parier que dans tous les cas, même le cas minimal, la RNT sera de meilleure qualité audio que la FM, probablement assez nettement.

    Quant à l’utilisation de plus hautes fréquences de diffusion, à la frontière VHF/UHF, elle est sans doute rendue obligatoire par le besoin d’encoder davantage d’information dans le même intervalle de temps.

    C’est vraiment le seul point critiquable dans votre article, et je trouve que cela dessert le reste. En revanche, la différence de débit auquel pourront prétendre les radios est une information pertinente et il est utile de la signaler.

    Très cordialement, 

    Frédéric.

  • masterkey dit :

    Bonjour Etienne, 

    Pas si facile de trouver des informations non trop promotionnelles pour ces différents standards, mais pour le DAB et le DAB+, la page de Wikipedia est une bonne entrée succincte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Digital_Audio_Broadcasting#DAB.2B.
    En tout cas, elle fournit les détails sur la nature de l’algorithme utilisé dans cette norme, une variante de l’AAC nommée HE-AACv2 ou eAAC+ (entre les dénominations techniques, commerciales et autres…). Celui-ci, comme toute la famille AAC, a été mis au point par l’institut allemand Fraunhofer, qui fournit ici quelques détails sur son codec : 
    http://www.iis.fraunhofer.de/en/bf/amm/download/whitepapers/AACfamilyTV_final-3-1.pdf

    Pour une comparaison des différentes reproductions sonores sorties des moulinettes mp3, aac et autres algorithmes d’encodage, on trouve entre autres ce test de type MUSHRA plutôt complet, mené par l’European Broadcasting Union : 
    http://tech.ebu.ch/docs/tech/tech3324.pdf

    Il en ressort que même en 64 kbit/s, les écoutes en HE AAC tiennent la corde avec le MP3 à 192 kbit/s, et même font mieux sur tous les types de tests sauf un, assez étonnament : l’écoute d’applaudissements, ou le résultat HE AAC tombe dans la catégorie Poor, là où le MP3 obtient son meilleur score, classé lui Excellent. Pour le reste, il figure mieux dans toutes les catégories d’écoute (pièce pour orgue de Bach, clavecin, chant grégorien, saxophone/piano, …). Voire les pages 49 et 51 pour une comparaison directe de ces deux formats.

    Après, ce genre de tests ne vaut pas une écoute personnelle, et je ne l’ai pas fait, mais on pourrait tenter, pour s’en donner une idée, d’encoder dans ces deux formats plusieurs pièces ou morceaux dont on possède une bonne source.

    Pour ce qui est de la comparaison FM/MP3 des émissions de Fnrace Culture, le goût joue encore sûrement une grande place. C’est vrai, l’écoute en directe de certaines émissions des nuits m’ont souvent mises dans un état de rêverie auquel étaient attachés tous les traits du son, toutes ses apérités, et ne pas retrouver, parfois, les mêmes en podcast, peut mener à se demander si la première voix de diffusion n’était pas la meilleure, et si on ne lui a pas retranché quelque chose, dans les irrégularités gommées par la compression numérique.

    Mais bien dûr de juger ces choses-là froidement, je crois qu’on en est d’accord.

    Bonne soirée, 

    Frédéric

  • nadia dit :

    Bonjour

    Votre analyse est très intéressante mais elle restera stérile si elle ne se partage pas et qu’elle ne sert pas à construire une résistance concrète à ce projet. Certaines radios libres ont réagi lors du lancement au numèrique en tentant de construire une campagne d’opposition à ce projet. Je ne fait que dire une chose que vous savez puisque Benoit faisait parti de cette initiative. Alors que nous sommes quelques animateurs, et de trop rares radios libres a essayer de dépatouiller cette histoire afin d’avoir les éléments pour se battre éfficacement, je trouve par hazard ce texte sur internet. C’est con, vous auriez pu le mettre sur « radios en lutte » pour en faire profiter les camarades, ami(e)s, amateurs de radios… Restons atomisé(e)s chacun dans son coin avec nos vérités, ils resterons les plus forts à nous imposer leur projets de merde.

    Nadia de FPP

  • Benoit dit :

    Bonjour Frédéric et merci pour ton commentaire aussi documenté concernant les encodages possibles en numérique. Il est clair que je suis loin d’avoir tes compétences sur le détail téchnique des normes numériques d’encodage. Je reste quand même persuadé que nous y perdrons en caractéristique dynamique du son.

    En tout cas, le sens premier des propos étaient de souligner, comme tu l’as fait remarquer, le caractère anti-démocratique de la diffusion de la RNT en proposant une qualité « à la carte » en fonction des revenus des radios, contrairement à la diffusion analogique sur la bande FM.

    L’idée de cet article n’était pas de se lancer dans un débat technique, ne permettant pas une discussion élargie au-delà d’un cercle restreint de spécialistes, mais de poser des questions sur la philosophie des politiques actuelles (quel part pour l’expression radiophonique et sonore à proprement parler par rapport à des subventionnements publics allant dans de moyens de diffusion industriels)

     

    Merci en tout cas, une nouvelle fois, pour tes apports qui modèrent mes adjectifs utilisés.

  • treps dit :

    Tous les amateurs de HI FI qui ont pu comparer sur un système de qualité une source analogique (vinyle par exemple) et une source numérique(CD) ont pu constater la musicalité supérieure de la source analogique. La radio FM quand l’émission est de qualité comme par exemple France musique en direct se révèle être une source analogique exceptionnelle. Les critères purement techniques bande passante , algorithme d ‘échantillonnage, entre autres, ne permettent pas de choisir la meilleure source musicale! Si on passe en tout numérique on cette source musicale exceptionelle!

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