Première Journée mondiale de l’écoute

Le World Listening Project réunit principalement des compositeurs et des artistes autour de la sensibilisation à l’écoute de l’environnement sonore et la promotion de la pratique artistique de l’enregistrement (field-recording).

listen by d∂wn on flickr

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En filiation directe avec le World Soundscape Project dont il partage déjà deux mots sur trois, c’est aussi en l’honneur de son instigateur, le canadien Raymond Murray Schafer, qu’il a choisi le 18 juillet (date de naissance de Schafer, ça ne s’invente pas !), pour organiser une première Journée mondiale de l’écoute, le World Listening Day. De toute façon, tous les prétextes sont bons pour tendre l’oreille et, ce dimanche, il y aura à plusieurs endroits du monde des conférences, des promenades sonores (soundwalks), des concerts.

Peu d’initiative à attendre de la radio traditionnelle, à part sur la terre natale du projet, l’Illinois, où Dave Armstrong présentera un programme spécial dans Sounds Like Radio sur la publique WSIU à 10h du matin, heure française.

Les autres initiatives radiophoniques relevées au programme nous proviennent de latitudes extra-nord-américaines. De France, c’est sur le stream de KKWNE (ex- Cannibal Caniche + WNE) qu’on pourra entendre une programmation de plus de vingt-quatre heures de compositions phonographiques sélectionnées par Anton Mobin, artiste entendu çà et là et notamment sur Arte Radio. Comme à son habitude, le laboratoire Locus Sonus aura ses micros ouverts en divers endroits du globe, diffusant en direct leurs captations topophoniques.

À noter qu’une toute jeune webradio brésilienne, Radiolab, poussera son premier cri pour l’occasion. Mais c’est du côté de la berlinoise Radio Aporee que nous vient l’idée la plus emballante pour qui veut pratiquer un peu son écoute : comment sonnera notre planète en ce jour précis ? Le 18 juillet, chacun est donc invité à réaliser un “instantané” de son paysage sonore, là où il se trouve, puis à le localiser sur la carte mondiale.

Pour savoir comment s’y prendre, il faut lire les instructions par ici et, pourquoi pas, relire notre entretien avec son fondateur, Udo Noll.

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