À l’intérieur des têtes ~ Conversation croisée autour du casque audio

Smartphone et mobilité oblige, l’écoute au casque est devenue aujourd’hui le mode d’écoute le plus répandu, qu’il s’agisse de communiquer, de travailler ou de se divertir. Nos indispensables prothèses auriculaires en deviendraient même les symboles de ce que Tetsuo Kogawa nomme « l’individualisme électronique », en ce qu’elles rendent particulièrement visible notre désir de nous isoler les un·e·s des autres.

Les usages sociaux du casque audio, les nouvelles esthétiques de la « baladodiffusion » ou les avancées techniques du « binaural » (à propos duquel nous donnons par ailleurs quelques repères) constituent en elles-mêmes de vastes sujets de réflexion. Pour de nombreux·ses artistes, le casque est pourtant devenu un outil privilégié au service de propositions d’écoutes collectives. Pas si paradoxal que ça, puisque contrairement à un système de sonorisation classique, le casque offre au public les meilleures places possibles, et ainsi une communauté d’expérience.

Cette constatation n’est pas étrangère aux projets d’Erik Minkkinen, Thierry Balasse, Stéphane Marin et Jules Wysocki qui, avec des approches et des esthétiques différentes, invitent leur public à partager des écoutes casquées.

Le Placard @ Rex CC-by-nc-sa DIS-PATCH

Festival Placard, au Rex, Paris, en 2006 (CC-by-nc-sa DIS-PATCH)

Commençons par rappeler la teneur de vos projets respectifs : qu’est-ce qui, au départ, a motivé vos propositions centrées sur le casque audio ? Et quelles formes prennent-elles aujourd’hui ?

Erik Minkkinen – Festival Placard : Le premier Festival Placard a eu lieu en 1998 : 72 heures qui précédaient un concert de Tony Conrad. Dès le début il y avait l’idée d’utiliser les casques pour pouvoir s’installer dans des temporalités longues, qui n’auraient pas été possible avec des enceintes…

Nous n’étions pas encore très nombreux à jouer, chacun assurait des plages de quatre heures et il n’y avait que six casques pour le public. Mais de ce premier essai plutôt centré sur quelques amis, l’idée d’un programme libre est arrivée dès le second Placard, organisé à Vienne. Nous avons ensuite continué au rythme d’un festival par an, et toujours en misant sur le bouche-à-oreille pour que les réseaux s’entrecroisent et s’entrechoquent. Aujourd’hui des Placards s’organisent de manière irrégulière selon les bonnes volontés et les occasions, mais toujours avec le même principe de participation ouverte et via le site internet, qui sert d’interface pour organiser les évènements.

Thierry Balasse – Inouïe : Après des essais en studio, j’ai proposé QQCQCD en 1999 au Festival des 38èmes Rugissants : une installation pour un auditeur, une platine CD et un casque. L’installation a ensuite impulsé un spectacle avec Vincent Dupont, puis nous avons proposé les premiers concerts sous casques avec La Muse en Circuit dans la foulée, avec Vincent Dupont, David Jisse et Laurent Sellier.

Aujourd’hui La Muse continue de son côté et moi du mien, avec ma compagnie Inouïe : soit des concerts avec 80 ou 100 personnes (de préférence assises ou allongées), soit des petites formes, pour une dizaine de spectateurs, proposées dans des halls de théâtre avant d’autres spectacles, et sans lien avec ceux-ci, il s’agit d’amener les gens ailleurs.

Stéphane Marin – Espaces Sonores : Après l’échec en production d’un gros projet en multi-diffusion sur haut-parleurs, j’ai proposé mes premiers parcours sonores contextuels sous casques. Au départ ça correspondait donc moins au désir d’utiliser le casque qu’à une possibilité d’auto-production. Le projet Un pépin pour deux a été créé en 2011 : une écoute en mobilité dans la ville, avec l’idée de ne pas nier le réel, mais de composer pour le faire entendre. Depuis, toutes mes propositions sont sous casques, et toujours dans des espaces non-dédiés, extérieurs.

Ensuite sont venues les Siestes Sonores, avec des casques anti-bruits sonorisés ; puis re_COMPOSED re_ALITY, qui utilise à la fois casques ouverts et anti-bruits, dans une marche à l’écoute de sons de l’environnement, captés et traités en direct. Depuis le début il y a donc un rapport très fort avec le réel, qu’il s’agisse de s’en extraire radicalement ou de travailler la porosité ou la mise à distance, l’immédiat ou la fiction…

Jules Wysocki – Sous Casques : Il y a quatre ou cinq ans, je suis revenu vers la musique en confectionnant des pièces sonores à partir des bruits, des ambiances avec lesquels je travaillais en tant que mixeur pour le cinéma. Je me suis mis au vert pour composer mes premières pièces, et faute de disposer d’enceintes, j’ai travaillé au casque, pour le casque, et j’en ai acheté une douzaine afin de créer un dispositif de diffusion autonome.

C’est avec Stéphane Rives que j’ai passé le pas de sortir dans l’espace public. Nous avons proposé une première diffusion sur colonnes de Buren, au Palais Royal, juste après les attentats de janvier : au bout de 10 minutes, douze personnes regardaient le ciel en souriant, au bout de 20 les vigiles sont arrivés. Mais après quelques explications, ils ont trouvés l’idée géniale et nous ont laissés faire…

Venons-en aux formes proposées au public, il y a à la fois la question du dispositif – à quoi est-on convié·e –, et la question des contenus – qu’est-ce qu’on y entend ?

Le Placard est fait de plusieurs amplis et d’un réseau de casques filaires. En fait, il existe plusieurs systèmes dans la « nébuleuse Placard », parce qu’avec le temps on a essaimé dans plusieurs villes et dans plusieurs pays… En ce moment, celui de Londres est le plus performant et celui de Lyon est meilleur que celui de Paris ! C’est le site qui a généré ça, et c’est l’autre aspect important du dispositif : non seulement les Placards sont ouverts aux musiciens, mais n’importe qui peut organiser un festival où bon lui semble. Par exemple, Jules pourrait inscrire ses diffusions sur le site : il suffit de donner un rendez-vous et de décider de la durée des créneaux. Le site permet aussi de communiquer anonymement. Quand quelqu’un veut organiser un Placard quelque part, je prends contact pour aider pour l’organisation, pour le streaming, etc.

Les Placards sont principalement tournés vers l’improvisation et le concert, mais je n’ai pas vraiment de règle précise. Par exemple, j’aime beaucoup quand quelqu’un comme Phil Niblock vient diffuser un CD et s’assoit à côté en regardant son public. Il arrive aussi que des gens arrivent avec un ampli basse en disant « bon, alors, comment je me branche dans les casques ? ». Comme le Placard existe depuis longtemps, les intervenants évoluent en permanence, de quelque chose de plutôt électronique et numérique au début les choses ont évolué vers l’instrumentation modifiée, puis parfois jusqu’à l’instrumentation pure ou juste un jeu de micros ouverts.

Les concerts sous casques d’Inouïe sont improvisés, avec trois musiciens et parfois un comédien (et toujours un travail sur le texte). Le casque est un outil qui nous permet d’explorer des mondes sonores auxquels on ne peut pas accéder autrement, de travailler des textures ou d’amplifier énormément des sources acoustiques sans risquer le larsen. Il s’agit aussi de jouer sur la distorsion entre ce qu’on voit et ce qu’on entend, surtout avec des sources acoustiques (par exemple en jouant avec les épines amplifiées d’un cactus), mais aussi avec des sons de synthèses ou des effets.

Le casque produit une écoute anti-naturelle : tout se passe à l’intérieur du crâne et il est encore très difficile de produire la sensation d’un son extérieur avec les technologies actuelles. Mais c’est ce qui m’intéresse aussi, parce que ça produit une écoute qui s’apparente au rêve, et très rapidement les gens ont envie de fermer les yeux.

On travaille avec un réseau de 120 casques en filaire, pour la qualité mais aussi parce qu’on aime bien voir les fils, c’est quelque chose de visuel qui relie l’assemblée.

Dans Un Pépin pour deux, l’idée était de prendre un casque ouvert pour laisser passer le réel et jouer avec, en faire l’une des pistes de la composition. Le casque permet la légèreté et la mobilité à moindre prix : ce choix correspond donc autant à un souci économique qu’écologique.

Quand il s’est agi ensuite d’écrire une sieste sonore sur le silence dans un endroit très bruyant, j’ai eu l’idée de mettre les hauts-parleurs de mes casques ouverts à l’intérieur de casques anti-bruits, afin de s’abstraire radicalement du réel, et de récréer n’importe où des conditions d’écoutes proches de la quiétude d’une salle de spectacle ou d’un « chez-soi ».

Comme j’enregistre la plupart du temps en binaural, à l’atténuation du casque anti-bruit s’ajoute la reproduction d’un espace le plus réaliste possible. Comme le dit Thierry, avec le casque tout se passe à l’intérieur du crâne, mais avec le binaural, et à condition de décoller au maximum les haut-parleurs des oreilles, il est possible de redonner une vraie sensation d’espace.

J’ai mis six mois à choisir un modèle de casque, pour tout un tas de raison qui correspondent à ce qui vient de se dire. Notamment, j’avais envie de casques à la fois ouverts et fermés pour garder une ambiguïté entre les sons de la composition et les sons du lieu.

Mais le plus important pour moi est surtout de créer les conditions d’écoute pour que l’œuvre soit reçue. J’essaye de créer une atmosphère propice à l’accueil de passants qui n’ont peut-être jamais entendu de noise ou d’électroacoustique. La disposition des casques en fonction de la géographie du lieu et les fils qui courent par terre contribuent à matérialiser l’installation, contribuent à singulariser ce moment, à la fois intimiste et collectif. J’insiste sur le fait qu’on entendra tous la même chose, et si quelqu’un arrive en cours de diffusion, je l’invite à revenir pour la session suivante. Il est pour moi essentiel de proposer les pièces dans leur intégralité…

Si je laisse les casques vacants, il ne se passe rien et les plus curieux ne restent pas au-delà de trente secondes. Mais avec un minimum de mise en condition il devient possible de faire écouter de la musique très exigeante à des enfants, des personnes âgées, des gens d’horizons très différents.

"Un pépin pour deux" à Singapour © Stéphane Marin, Espaces Sonores

« Un pépin pour deux » à Singapour © Stéphane Marin, Espaces Sonores

Comment vous interrogez-vous sur les aspects sociaux de l’écoute au casque, vous qui proposez des écoutes collectives à partir d’un objet destiné à l’écoute individuelle ?

Ce que nos propositions ont en commun, c’est effectivement la dimension collective de l’écoute à partir d’un outil de diffusion individuel, mais aussi un rapport d’exigence au son à l’écoute.

On peut redonner une dimension collective au casque, mais aussi de la porosité : ne pas l’utiliser comme une prothèse qui nous coupe du réel mais comme une manière d’accéder différemment à l’environnement sonore.

Je me suis parfois dit qu’on allait devoir arrêter les écoutes au casque, parce que c’est devenu trop ordinaire, mais en fait les dispositifs qu’on propose permettent d’interroger, de faire prendre conscience de l’écoute. Dans une conférence musicalisée, Voyage au Centre de l’Oreille, je commençais par montrer et mettre en scène le déplacement du son pour un public casqué. Les gens étaient sur le cul, pourtant c’est quelque chose qu’ils vivent à chaque instant !

Dans le Placard, on laisse très libres les modalités d’écoute. Il y a parfois des musiciens qui sont venus avec leur matériel, ou même des gens du public qui viennent avec leur propre casque ou leur ampli à lampe de super qualité… Le Placard est une institution « cheap », mais c’est aussi un lieu où se croisent et se nourrissent des cultures de l’écoute très différentes.

Chacune de vos propositions tisse également des rapports particuliers avec des lieux. Espaces publics, lieux de culture, espaces non-dédiés à l’écoute a priori… Quels sont vos lieux d’écoutes et comment le casque en influence-t-il la perception ?

Par principe, le Placard peut s’organiser n’importe où, dans des lieux de concerts, dans des squats, sur une péniche, là où quelqu’un a l’idée de l’organiser. Il s’en fait partout en Europe et je ne voyage pas toujours pour être présent, puisque le projet fonctionne sur un budget autonome. Quand je ne suis pas là, j’aide les protagonistes pour streamer la session à distance. Le streaming permet à des auditeurs distants d’écouter le Placard en temps-réel (désormais via la « métaradio » de ∏-Node). Mais un Placard peut parfois se faire à mon insu, il est déjà arrivé que j’aille regarder le site pour découvrir que quelqu’un en avait organisé un la semaine précédente sans que j’aie eu le temps d’essayer de l’aider !

L’intérêt du casque est notamment de pouvoir travailler dans des lieux où l’on ne va pas créer de nuisances sonores, ni les subir, comme dans les halls de théâtre que j’ai mentionné. Ça permet de s’isoler du brouhaha et d’emmener les gens dans un autre monde pour quelques minutes.

Il nous a fallu deux semaines avant de trouver où nous installer sans autorisation. On s’est rendu compte que les espaces publics à investir étaient extrêmement rares à Paris. De fait, les endroits touristiques se sont avérés les plus propices. Au Palais Royal nous avons fait quatre dimanches de suite en buvant le thé avec les vigiles, mais la cinquième session s’est déroulée un vendredi, jour où les bureaux du Ministère de la Culture – qui donnent sur les colonnes de Buren – sont en activité, nous avons été accusés « d’usurper l’œuvre de Monsieur Buren » ! Moyennant quelques sourires, nous avons été accueillis dans les bureaux et notre idée a été étonnamment bien reçue. Par la suite nous nous sommes aussi installés sur l’esplanade du Centre Pompidou, au Cent-Quatre et dans d’autres villes comme Nantes, Arles, Évreux.

Pour les siestes sonores, il s’agit plutôt d’inviter les gens à s’abstraire du lieu et, de fait, beaucoup ferment rapidement les yeux pour faire l’expérience d’un autre paysage sonore.

Pour les parcours sonores, en revanche, il y a un grand soin apporté à une écriture in situ, sous la forme d’une « partition d’espaces ». Par moment, beaucoup de son est proposé dans les oreilles, on peut être désorienté, perdre le sens de l’alerte, on a donc tendance à trouver refuge dans le regard. La relation à l’espace est donc aussi visuelle, même si la proposition reste avant tout sonore et acousmatique.

Diffusion "Sous Casques" dans la cour d'honneur du Palais-Royal (colonnes de Buren), Paris © Jules Wysocki

Diffusion Sous Casques dans la cour du Palais Royal, Paris © Jules Wysocki

Justement, le casque peut aussi être un moyen de transformer de ce que l’on voit, comment travaillez-vous la dimension visuelle ?

Dans les parcours sonores, les espaces guident la composition et les éléments visuels font partie, au même titre que d’autres, de l’écriture globale. Bien entendu, il s’agit d’en aborder et d’en révéler les dimensions sonores, mais cela implique de prendre en compte les choses à voir, les activités d’un lieu, les caractéristiques architecturales et les effets que tout ça contribue à produire. Il faut qu’il y ait toujours un effet de synesthésie : le lieu induit l’écoute et l’écoute induit le lieu.

Ce qui me plaît bien dans le fait de faire des écoutes dehors, c’est la possibilité de confronter une certaine intériorité, une certaine intimité avec un environnement extérieur. Ça produit l’effet d’une scène de théâtre, on observe ce qui nous environne différemment, tout devient fiction. Mais ce qui m’intéresse est aussi de faire goûter à des passants l’expérience acousmatique. C’est selon les pièces, mais je recommande souvent de fermer les yeux.

Même si, parfois, je doute qu’une proposition puisse fonctionner, je reste ouvert aux propositions de lieux, parce que le but du Placard est d’expérimenter. Évidemment, ça ne se passe pas de la même façon d’un lieu à l’autre et ça n’est pas la même écoute dans une salle plongée dans le noir ou sur une péniche avec le paysage qui défile.

Les Placards étant streamés, ils s’adressent aussi aux auditeurs distants, qui n’ont pas de relation visuelle au lieu… C’est souvent le « chat » du site Internet qui prend le relai du visuel : ceux qui sont présents décrivent la situation à ceux qui reçoivent le flux. Il est même arrivé que des gens décrivent la musique – avec des mots et des onomatopées – pour ceux qui ne parvenaient pas à accéder au stream !

Après quelques expériences avec des images rapportées, je trouve que des visuels forts peuvent affaiblir le travail sonore, en particulier la spatialisation. C’est une question de perception, il faut que la cohérence entre le sonore et le visuel soit parfaitement maîtrisée pour obtenir un effet satisfaisant. Le cerveau recherche toujours cette cohérence et quand il est largué (ce qui, cela dit, peut être intéressant), le visuel à tendance à prendre le dessus.

Installation d’écoute © Thierry Balasse, Inouïe

Installation d’écoute © Thierry Balasse, Inouïe

Les choix des lieux d’implantation, des contenus et des modalités d’une expérience sensorielle renvoient à la question du public : ça n’est pas la même chose de se trouver sur le chemin d’un passant et de convoquer un public dans un lieu culturel… À qui vous adressez-vous ? Et comment ?

Avec les diffusions Sous Casques, j’interromps le parcours de passants qui n’ont pas prévu de vivre une expérience sonore. Cela implique de faire de la pédagogie, de la vulgarisation, sans quoi rien ne se passe. Ça n’est pas un exercice facile. Mais il est nécessaire pour parvenir à transmettre un goût, un plaisir et un désir d’écoute.

Pour moi c’est exactement le contraire, le public est ciblé. Les gens qui viennent jouer font venir leur public, la volonté est même d’être le plus caché possible ! Comme c’est un programme ouvert, je ne veux pas que tout le monde soit au courant, ça deviendrait ingérable.

En fait, la question est pour moi d’impliquer le public, de le rendre musicien. Les Placards fonctionnent dans une logique de réseau et de partage… En tous cas, je crois que le fait d’écouter de la musique – d’autant plus au casque, peut-être – peut donner envie d’en faire soi-même.

Mon travail s’inscrit toujours dans l’espace public, via le réseau des Arts de la Rue ou avec des collectivités locales. Mais dans les deux cas les propositions s’adressent à tout le monde, usagers, habitants, ce qu’on appelle le « grand public ». En tous cas il n’y a pas de « profil type » pour lequel écrire une proposition. Pour le Singapore Arts Festival, c’était d’autant plus vrai qu’on s’adressait à des dizaines de nationalités différentes.

Quant à moi j’assume totalement de faire des spectacles dans des théâtres, mais ils s’adressent à des gens qui n’ont jamais entendu cette musique-là. Le dispositif sous casques et les thèmes des spectacles (la conférence pour Voyage au Centre de l’Oreille, l’érotisme pour Polysonneries…) servent à faciliter l’accès à l’expérience électroacoustique.

Bien sûr, ça n’est pas tout le monde qui va au théâtre, mais en intervenant dans les halls on va les chercher un peu plus près de la sortie.

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